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Commission d'enquête sur les marges des industriels et de la grande distribution : France OP Lait salue les conclusions du Sénat et appelle à renforcer les OP dans la loi d'urgence agricole

  • 22 mai
  • 3 min de lecture

France OP Lait réagit aux conclusions présentées par Anne-Catherine Loisier, présidente, et Antoinette Guhl, rapporteure, de la commission d'enquête sénatoriale sur les marges des industriels et de la grande distribution, lors de leur conférence de presse du 21 mai 2026. À ce stade, France OP Lait n'a pas pris connaissance du rapport intégral et réagit aux conclusions rendues publiques.


France OP Lait, seule fédération représentative des organisations de producteurs (OP) laitières en France, prend acte des conclusions présentées ce jour par la commission d'enquête. Le travail mené met en lumière des déséquilibres structurels dans la formation des prix et la répartition de la valeur, qui appellent une réponse partagée par l'ensemble des maillons de la chaîne alimentaire : producteurs, transformateurs et distributeurs. Pour la filière laitière, ces constats rejoignent des enjeux que France OP Lait porte de longue date.


Un diagnostic partagé sur la répartition de la valeur


Le chiffre rappelé par la commission est éclairant : sur 100 € dépensés par le consommateur, 8 € seulement reviennent aux producteurs. Ce constat invite tous les acteurs à reconsidérer collectivement la manière dont la valeur se construit et se répartit.

France OP Lait souscrit aux trois axes de recommandations annoncés par la commission (renforcer le pouvoir de négociation de l'amont, améliorer la régulation des relations commerciales, accroître la transparence) et salue la volonté affichée par Anne-Catherine Loisier de « favoriser l'organisation des groupements d'agriculteurs ».

Producteurs, industriels et distributeurs ont un intérêt commun : des filières alimentaires françaises solides, capables de rémunérer ceux qui produisent, d'investir dans l'outil industriel et de répondre aux attentes des consommateurs. C'est dans cette logique de construction que France OP Lait souhaite contribuer au débat.


Un appel à la cohérence : prolonger ces constats dans la loi d'urgence agricole

Le débat en séance publique sur le projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles s'est ouvert le 19 mai à l'Assemblée nationale. Les conclusions de la commission d'enquête et ce texte se répondent : ils traitent de la même réalité, celle d'une chaîne de valeur dont l'équilibre doit être ajuster à chaque maillon. La structuration économique des producteurs en OP et Associations d'OP est l'un des leviers les plus efficaces pour y parvenir : elle permet d'organiser collectivement la mise en marché, de planifier la production et de construire des relations commerciales durables avec les transformateurs.

France OP Lait appelle les députés à prolonger dans ce texte la dynamique constructive ouverte par la commission, en consolidant le cadre des négociations (délai maximal de conclusion des contrats, sécurisation de la durée minimale d'adhésion, prévention des clauses d'exclusivité abusives), en confortant la sanctuarisation de la matière première agricole (MPA), pilier des lois EGAlim, et en reconnaissant expressément la capacité des OP à élaborer et utiliser leurs propres indicateurs de coûts de production.

France OP Lait rappelle à cette occasion son attachement aux piliers de la concentration de l'offre laitière  qui constituent le socle d'un dialogue économique équilibré avec l'aval : apport total à l'OP, durée minimale d'adhésion, adhésion d'un producteur à une seule OP pour un même produit.


Pour reprendre les mots de la rapporteure : il est temps de sortir de l'immobilisme

Côté amont laitier, cela suppose des OP juridiquement sécurisées, disposant de moyens d'information et de négociation équivalents à ceux de leurs acheteurs, et pleinement reconnues comme acteurs économiques de la construction du prix. Sans rémunération suffisante des producteurs, c'est la capacité même de la ferme France à produire qui s'érode. Une meilleure répartition de la valeur n'est pas juste un enjeu d’équité : c'est une condition du maintien de notre souveraineté alimentaire.


France OP Lait prendra connaissance dans les prochains jours du rapport intégral et de ses 24 recommandations, et fera part de son avis concernant la place des OP laitières.



Contact presse : Loïc ADAM, président de France OP Lait, 06.72.02.55.29



À propos : France OP Lait est la fédération nationale des Organisations de Producteurs laitières (OP) et de leurs associations. En 2026, elle représente 26 OP de toutes tailles, aussi bien en conventionnel qu’en SIQO (Signes d’Identification de la Qualité et de l’Origine), en lait de vache et en lait de brebis.

 
 
 

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