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Prix administré, OP affaiblies : la Commission Mixte Paritaire ne doit pas se tromper de combat

  • 9 juil.
  • 2 min de lecture

À quelques jours de la Commission Mixte Paritaire du 16 juillet, France OP Lait appelle les parlementaires à adopter un texte réellement protecteur pour les producteurs. La loi d’urgence agricole arrive à une étape décisive. Après son adoption par l’Assemblée nationale le 2 juin 2026, puis par le Sénat le 2 juillet 2026, le texte sera examiné en commission mixte paritaire le 16 juillet.


Pour France OP Lait, l’enjeu est clair : la loi doit donner aux Organisations de Producteurs (OP) et à leurs Associations les moyens de peser réellement dans les négociations commerciales. Sans OP fortes, il n’y aura ni contractualisation équilibrée, ni juste rémunération des producteurs.


« La CMP doit choisir clairement : soit elle renforce le pouvoir collectif des producteurs, soit elle laisse perdurer les pratiques qui affaiblissent les OP et déséquilibrent la négociation. » Loïc ADAM, président de France OP Lait


France OP Lait salue les avancées introduites ou maintenues par le Sénat, notamment la sanction des pratiques de contournement des OP, l’encadrement des clauses d’alignement concurrentiel, le renforcement du CRDCA et la transparence accrue sur la matière première agricole.


Mais plusieurs reculs doivent impérativement être corrigés en CMP.


France OP Lait demande aux parlementaires de :

  • Garantir la capacité des OP et de leurs Associations à construire leurs propres indicateurs, adaptés aux réalités de terrain et de marché de leurs adhérents, comme socle de la négociation. France OP Lait rappelle son opposition claire à toute forme de prix administré : la compétence de négociation du prix et des volumes appartient aux OP et à leurs Associations, conformément à l'esprit de l'OCM et au rôle reconnu des organisations de producteurs. Tout texte qui viendrait contredire ce principe serait inacceptable ;

  • Réintroduire l’interdiction des clauses d’exclusivité de fait, qui enferment les OP et les producteurs dans une dépendance économique vis-à-vis d’un seul acheteur ;

  • Rétablir la transmission directe et sans surcoût des données qualité et volume aux OP, alors que les producteurs financent déjà les laboratoires via leurs cotisations ;


France OP Lait alerte également sur le risque d’une utilisation trop rigide des indicateurs interprofessionnels. Les indicateurs doivent éclairer la négociation, non se substituer à la proposition portée par les OP.


 « Les producteurs n’ont pas besoin d’un texte d’affichage. Ils ont besoin d’une loi applicable, contrôlable et respectueuse de la compétence des OP. Renforcer les OP, c’est renforcer la capacité des producteurs à défendre leur revenu. » Loïc ADAM, président de France OP Lait


À l’approche de la CMP, France OP Lait appelle les parlementaires à ne pas manquer ce rendez-vous. La loi d’urgence agricole doit devenir un véritable outil de rééquilibrage des relations commerciales, au service des producteurs.

 
 
 

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