Communiqué de presse - Négociations commerciales : les OP sous pression
- 11 févr.
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Les administrateurs de France OP Lait, réunis en Conseil d’Administration le 10 février, alertent sur la nette dégradation des relations commerciales entre les OP et leurs acheteurs. Les tensions se multiplient : clauses de renégociations activées, relations toujours plus conflictuelles avec certains industriels et des OP qui restent encore sans contrat. Plusieurs OP n’ont toujours pas d’accord sur le prix, d’autres estiment ne pas avoir de marge de manoeuvre réelle.
Alors que les industriels dénoncent les pratiques de la distribution (centrales d’achat européennes), les OP constatent que les industriels eux-même font peser une pression importante sur la rémunération des producteurs, en se retranchant derrière des arguments de marché sans transparence sur la réalité de celui-ci. Les références évoquées (PGC export, beurre-poudre...) sont jugées peu représentatives de la valorisation réelle. La transparence doit aller dans les deux sens. Pour construire des accords durables, les OP ont besoin de relations fiables, loyales et respectueuses avec leurs acheteurs.
France OP Lait rappelle que la loi EGAlim impose une construction du prix en marche avant : les tensions entre acteurs de l’aval (transformateurs et distributeurs) ne doivent pas être répercutées systématiquement dans les relations entre les OP et les industriels. Les OP sont d’ailleurs un outil de structuration et de gestion des volumes : elles contribuent à sécuriser l’offre et la relation contractuelle. À l’inverse, à force d’instabilité et de pressions, rien ne garantit que, dans les mois à venir, l’approvisionnement des industriels sera sécurisé : une filière durable ne se construit pas contre mais avec l’amont.
France OP Lait demande : des contrats pour toutes les OP, des indicateurs transparents, cohérents et vérifiables, et l’application pleine et entière d’EGAlim.



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